Le massage et ses effets sur la peau:

Le massage et ses effets sur la peau:

Extrait du Mémoire présenté par Guillaume HUMBERT
étudiant en 3ème année de masso-kinésithérapie
en vue de l!obtention du Diplôme d!Etat
de Masseur-Kinésithérapeute.
2012-2013.
MINISTERE DE LA SANTE
REGION LORRAINE
INSTITUT LORRAIN DE FORMATION EN MASSO-KINESITHERAPIE
DE NANCY

Le massage et ses effets sur la peau:

Il est probable que le frottement constant de la main sur les tissus puisse faciliter l’élimination des cellules mortes de la couche desquamante et dans le même temps, favoriser le renouvellement de l’épiderme en libérant de l’obstruction les glandes sudoripares et sébacées ainsi que les follicules pileux . (formée des dernières assises de la couche cornée, la couche desquamante est constituée par des cellules aplaties, kératinisées, dans un état très avancé des dessiccation totale. Elle se détachent isolément sous forme de furfur, ou poussière cornée, et sont abandonnées au monde extérieur : ce sont les « cellules mortes ». ) voir
 
Sur le plan clinique, le massage provoquerait un assouplissement de la peau et une diminution des adhérences cutanées. Il augmenterait la mobilité tissulaire et par conséquent diminuerait l’adhérence cicatricielle
Tout massage se traduit par une apparition de rougeur dans la zone concernée. Ce serait le signe d!une irrigation importante. En effet, cette couleur serait celle du sang contenu dans les capillaires et artérioles les plus fines . Ce changement de couleur serait le signe d’une augmentation de la température cutanée, corrélée à une vasodilatation superficielle des lymphatiques et capillairesainsi qu!à une augmentation du volume et de la vitesse de circulation du sang,
 
Masser provoquerait une élévation de la trophicité ( l’ensemble des mécanismes et des processus qui participent à la nutrition et à croissance des organes et des tissus) et de la perméabilité cutanée , donc une augmentation de la surface d’échange . De ce fait, si on utilise une substance (crème, huiles, …), la pénétration de celle-ci dans l’organisme, ainsi que des agents médicamenteux qu’elle contient serait facilitée. De plus, cette vasodilatation permettrait une augmentation des échanges métaboliques et énergétiques par l’application de manœuvres lentes et légères d!effleurage, associées à des pressions glissées et au pétrissage superficiel, qui ont montré une élévation de la pression d!oxygène trans-cutanée.
Des techniques de massage possèdent une action sédative sur la sensibilité au tact fin (épicritique). Ce seuil de perception, évalué au compas de Weber, est plus élevé après un massage de 20 minutes qu’avant celui-ci. Selon l’étude, ceci s’explique par l!adaptation des récepteurs concernés. Concernant l’hypoesthésie locale observée, certains auteurs l’attribuent à une saturation des récepteurs concernés.
(L’hypoesthésie désigne une diminution de la sensibilité du toucher face à des stimuli.)

Mémoire de Guillaume Humbert ICI